À propos.
L’île de la Géorgie du sud, véritable sanctuaire pour les espèces subantarctiques, est chaque année le théâtre d’un des plus grands rassemblements de vie animale terrestre.
Aux prémices de l’été austral, plusieurs millions d’animaux convergent vers leur territoire de reproduction sur l’île isolée de Géorgie du Sud et les quelques ilots qui l’entourent.
Située au cœur des cinquantièmes hurlants, elle est encerclée d’icebergs et bordée par une mer parmi les plus imprévisibles du globe.
Manchots royaux ou papous, gorfous macaronis, éléphants de mer, otaries à fourrure, albatros et plus de 30 millions d’autres oiseaux y mènent une existence spectaculaire entièrement dictée par la nécessité de survivre et de nourrir leur progéniture.
La Géorgie du Sud se trouve à l’avant-poste des bouleversements climatiques et de la protection de la biodiversité.
D’un côté, une espèce emblématique comme l’otarie à fourrure a été sauvé de l’extinction passant de 100 individus il y a un siècle à 2,5 millions aujourd’hui (95 % de la population mondiale vit sur l’île durant l’été).
De l’autre, y sont déjà à l’œuvre et visibles les transformations radicales auxquelles la biodiversité antarctique et subantarctique devra faire face dans les décennies à venir : réchauffement du climat de l’île et de l’océan, raréfaction et déplacement des populations de krill toujours plus au sud.
L’enjeu fondamental qui relie toutes les espèces est la quête de nourriture. Dans un océan et un climat en mutation, accéder aux ressources devient chaque année plus complexe, plus risqué, parfois fatal.
Les deux films de cette série nous immergent au plus près de la vie sauvage extrême des animaux emblématiques de l’île.
Le premier film explore les plages et les baies de l’île, où se concentrent les immenses colonies de manchots royaux, les harems d’éléphants de mer et les territoires des otaries à fourrure. Oiseaux et mammifères y disputent le même sable et la même ressource.
Le second film nous entraîne sur les collines et les falaises escarpées, à la rencontre des manchots papous, des gorfous macaronis et des vastes colonies d’albatros — à tête grise, fuligineux, à sourcils noirs et hurleur.
Dans ces deux mondes, la survie est jalonnée d’obstacles toujours plus nombreux, mais les problématiques sont spécifiques.
Les albatros se nourrissant principalement de poissons dépendent de longues expéditions en mer, désormais fragilisées par le changement climatique et les activités de pêche industrielle.
Les manchots ou les otaries à fourrure sont confrontés à la raréfaction du krill et à l’allongement de leurs trajets de pêche et doivent s’adapter aux modifications profondes des courants océaniques du circumpolaire.
Chacun des films s’appuie étroitement sur les recherches menées par les scientifiques de deux stations scientifiques différentes du British Antarctic Survey implantées sur l’île.
La Bird Island Research Station, située à l’extrême nord-ouest, est l’un des sites de recherche ornithologique les plus importants de l’hémisphère Sud. Les chercheurs y analysent la dynamique des populations d’albatros, leur démographie et l’impact combiné du climat et des pêcheries.
La King Edward Point Research Station, sur la côte nord, constitue une plateforme stratégique dédiée à l’océanographie, au suivi global des écosystèmes marins, la modification des courants océaniques, le suivi des icebergs et de la fonte des glaces, ainsi que sur l’évolution de la distribution du krill, pilier de la chaîne alimentaire.
La série combine enjeu environnemental fort et spectacle saisissant de la nature.
À travers la Géorgie du Sud, elle offre un éclairage puissant sur les grands enjeux écologiques de cette région du globe.
Elle met en évidence les liens complexes entre pressions climatiques et activités humaines, et leurs effets en cascade sur la biodiversité des zones antarctique et subantarctique, et plus largement de la planète.
L’immersion au cœur de ces écosystèmes extrêmes donne naissance à un spectacle saisissant : un monde brut et indompté, où la faune subantarctique, aussi exubérante que vulnérable, livre une bataille grandiose pour sa survie.
Auteur : Stéphane Leroy
Réalisateur : Stéphane Leroy Guillaume Vincent
Genre : Série documentaire 2×43’
Co-Production : Les Films en Vrac
Soutenu parLa fondation François Bel
Diffuseur(s) :
Durée estimée : 2×43’
Format de diffusion : HD 1080 - 4K
Format de tournage : 4K - 6K - 8K
Langue : FR / GB
Lieu de Tournage : Île de la Géorgie du Sud
Année : 2026
L’île de la Géorgie du Sud
L’île de la Géorgie du Sud se trouve au beau milieu de l’atlantique sud aux portes de l’antarctique en plein cœur des 50e hurlants. L’île est recouverte à 56% par des glaciers et subit les vents catabatiques à plus de 150 kmh. Les eaux hostiles de l’île sont couvertes de centaines d’icebergs venus de la péninsule antarctique. Aucune habitation, seule deux bases scientifiques permettent à quelques élus de mener des recherches essentielles. Son isolement, son climat extrême et sa position unique en font l’un des plus grands sanctuaires de biodiversité subantarctique. Avec ses millions d’individus, la population faunique la plus importante au monde, elle accueille au printemps austral la plus grande migration animale. 30 millions d’oiseaux nicheurs, 4 millions d’otaries à fourrure, 450 000 couples de manchots, 400 000 éléphants de mer...
Un dicton marin dit «sous 40 degrés, il n’y a plus de loi, mais sous 50 degrés il n’y a plus de Dieu.»
Portfolio.